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Pour s’adapter aux aléas climatiques (sécheresse, gel précoce), Cavac ajuste les productions et les filières de concert avec les agriculteurs afin d’être résilient, maintenir une productivité et continuer à rendre attractif le territoire.

Des cultures adaptées au réchauffement climatique : exemple du sorgho

Le sorgho a la capacité de résister au manque d’eau et peut être une bonne alternative pour compléter une baisse du rendement du maïs. En effet, lors des évènements chauds, il enroule ses feuilles et sécrète une substance blanche un peu poudreuse, la cérrhosée, qui réduit l’évapotranspiration. Il est capable de se mettre en pause pendant la canicule et réaliser 1/3 de son rendement au retour des pluies en septembre. Côté nutrition, même si le sorgho offre un rendement moins élevé que le maïs, sa valeur alimentaire reste intéressante. Sa teneur en amidon est plus basse, il est plus riche en fibre, ce qui permet une meilleure digestibilité pour les ruminants lorsqu’il est mélangé avec du maïs.

Culture de sorgho.

Une recherche agronomique indispensable

Vue aérienne des essais Cavac.

Avec le réchauffement climatique, les saisons se décalent. Ainsi, Cavac mène des essais chaque année pour aider les agriculteurs à faire les bons choix de culture adaptées à leur situation géographique. Chaque année, 5 000 micro-parcelles d’essais de culture sont mises en place pour observer leur comportement. Différentes variétés de maïs, tournesol, blé, sorgho, haricot, chanvre, lin, lentille, fourragères, etc., sont étudiées. Tout passe à la loupe : besoins en eau, en fertilisant, résistance à la chaleur, au gel, aux maladies et leur adaptation en fonction du type de sol. Par ailleurs, des nouvelles méthodes de culture sont testées (date de semis, protection biologique, alternatives aux traitements chimiques), afin d’apporter des nouvelles connaissances.

Cultiver des légumineuses pour fertiliser les terres

La féverole semée après la récolte de haricots en été, le trèfle blanc semé dans du blé au printemps, ou un mélange de phacélie et de vesce semé après la moisson, sont autant de techniques pour apporter de l’azote dans le sol grâce aux légumineuses et ainsi économiser l’apport d’engrais coûteux en énergie (gaz). Par ailleurs, les dérobés fourragers riches en légumineuses (luzerne, ray gras) permettent de réduire l’importation de soja. Cavac dispose d’une large gamme de mélanges de graines (couverts ou de dérobées) pour répondre aux différentes attentes agronomiques : gestion du salissement, production d’azote, structuration du sol, biodiversité…

Couvert de trèfle. La plante absorbe l’azote de l’air qu’elle restitue dans le sol pour le fertiliser.

Cultiver des couverts mellifères pour plus de biodiversité

Abeille qui butine sur une fleur de phacélie.

Les agriculteurs introduisent de plus en plus de couverts méllifères dans leurs champs. C’est d’ailleurs un des objectifs du fonds de dotation Ohé La Terre dont Cavac est mécène. Ce couvert végétal permet d’apporter de la nourriture à une grande variété d’insectes utiles pour la pollinisation des cultures, mais aussi pour lutter contre les ravageurs.

Développement de nouvelles techniques de cultures : les Itinéraires Bis

Depuis quelques années, le service agronomique de Cavac expérimente des nouvelles manières de produire dans l’objectif de contourner les problématiques d’une culture par différentes stratégies biologiques plutôt que de les résoudre par la chimie tout en garantissant une bonne récolte. Par exemple, pour la culture de colza, plutôt que d’utiliser des traitements à différents stades de développement de la plante. La coopérative préconise des itinéraires culturaux « bis » à prendre pour limiter leur utilisation. Par exemple, le maintien de résidus en surface avant le semis, pour éviter de labourer et favoriser un tassement du sol. L’utilisation de plantes compagnes semées en même temps que le colza (lentille, funagrec, trèfle d’Alexandrie) permet de limiter l’attaque des insectes, comme les altises.

Chanvre textile caractérisé par sa longue tige fibreuse pouvant atteindre 3 mètres.

Diversifier et valoriser les rotations culturales : exemple du chanvre qui assainit les terres

L’intérêt de cette plante est qu’elle recouvre rapidement le sol et empêche les mauvaises herbes de se développer pour la culture suivante. Par ailleurs, il casse le cycle des bio-agresseurs habitués aux céréales et évite qu’ils se multiplient car leur environnement habituel n’existe plus. Ses racines pivotantes peuvent descendre jusqu’à 1 mètre de profondeur et créer les futures galeries qui serviront à acheminer l’eau pour la culture suivante, notamment le blé qui n’a pas la capacité d’aller plus loin et qui peut gagner en rendement de 7-12 qtx grâce à ce procédé.

Chez Cavac, via sa filiale Cavac Biomatériaux, le chanvre est valorisé à 100 % pour assurer le meilleur débouché pour les agriculteurs. Particulièrement pour transformer les fibres en isolant ou en béton de chanvre afin de décarboner la construction. Un gros travail est mené également pour développer l’industrie textile et donc une alternative au coton importé gourmand en intrants. Puis en alimentation animale ou humaine, sa graine riche en huile est aussi intéressante. Enfin, lorsque le chanvre est cultivé dans les zones de captage de l’eau potable, il garantit la protection des nappes phréatiques, car cette plante résistante peut se cultiver sans traitement chimique.

Micro-parcelles d’essais variétaux mises en place chaque année par Cavac